Mais le Métavers, c'est bien plus que cela : c'est la contraction de « méta » et « univers », et « méta » ne signifie pas « virtuel ». C'est un préfixe qui signifie « profond » ou « au-delà » : quand Facebook nous promet le Métavers, elle nous promet un univers qui étend le nôtre, un univers virtuel, certes, mais qui rivalisera avec notre univers physique, et dans lequel on pourra se mouvoir et… vivre, en fait. Avec la technologie des casques de réalité virtuelle, on pourrait fréquenter des amis à des kilomètres de là comme si les distances n'existaient plus ! Dans une réalité plus vraie que nature que l'on pourrait modeler comme on le voudrait, libérés des contraintes du monde bassement physique.
Ah. Ça vous fait pas rêver, ça ? Bah c'est marrant, moi non plus.
Et pas juste parce que les quelques exemples de Métavers qu'on a vus jusqu'à maintenant nous ont plutôt fait pleurer de rire : oui parce que si c'était pour nous pondre des remake complètement pétés de Second Life, avec des graphismes qui feraient honte à la Playstation 2, c'était vraiment pas la peine de se la raconter avec des expressions nébuleuses comme « Métavers », hein.
Non mais surtout, parce que les casques de réalité virtuelle, quand c'est appliqué au jeu vidéo, ça peut être rigolo – j'en ai moi-même déjà testés, et oui, c'était chouette. Mais un casque de réalité virtuelle pour accéder à des mondes factices auxquels confier nos vies… eh bien ça n'évoque pas un imaginaire très positif, en général.